SULM – Schweizerische Union für Labormedizin | Union Suisse de Médecine de Laboratoire | Swiss Union of Laboratory Medicine

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Depuis des millénaires déjà, la couleur, l’odeur et d’autres propriétés physiques élémentaires de fluides corporels, c.-à-d. urine, sang et autres, sont examinées. Nous savons qu’Hippocrate (460–377 av. J.-C.), en tant que passionné des sciences naturelles, s’intéressait déjà beaucoup à l’observation des malades. Les maladies étaient caractérisées par le biais de leurs manifestations cliniques, c.-à-d. comportement et aspect du malade, état du malade, excrétions et évolution.

Les découvertes de Claude Galien (129–200), avec sa «théorie des quatre humeurs», ont influencé la pensée médicale jusqu’au 16ème siècle. Ainsi, au Moyen-Age, l’analyse de l’urine (uroscopie) était basée sur la croyance que les maladies étaient le résultat d’une mauvaise pondération des fluides corporels et que cet état pathologique était perceptible dans les urines.
L’invention du microscope par Hans et Zacharias Janssen et Galilée à la fin du 16ème siècle a ouvert à la voie à de nouveaux domaines de recherche de l’anatomie et de la physiologie au 17ème siècle. Cette avancée a été rendue possible grâce aux importantes améliorations techniques apportées au microscope par Antoni van Leeuwenhoeck (1632–1723). Il fabriqua lui-même près de 200 microscopes et fut l’un des premiers à observer les globules rouges et les bactéries. Il en a résulté la découverte de nouvelles substances dans l’organisme de personnes saines et malades, et la recherche systématique d’altérations pathologiques au niveau de la composition chimique des fluides corporels s’est imposée comme aide au diagnostic médical et au traitement.
Un résultat fondamental de la microscopie du 19ème siècle est la pathologie cellulaire («omnis cellula e cellula») de Rudolf Virchow (1821–1921). Il isola des cellules individuelles et des groupes de cellules en tant qu’agents pathogènes et posa ainsi la première pierre d’une nouvelle pathologie médicale scientifique.
D’autres avancées essentielles ont été obtenues avec la découverte de la coloration du sang par Arthur Pappenheim (1870–1916) et avec le développement de nouveaux appareils et de nouvelles méthodes pratiques et cliniquement applicables pour analyser le sang et l’urine par Otto Knut Folin (1867–1934) et Donald Dexter Van Slyke (1883–1971).

Au début du 20ème siècle, le développement supplémentaire de la microscopie et l’introduction de nouvelles méthodes ont permis de tirer des conclusions générales sur les maladies. Après la première guerre mondiale, lorsque la santé de la population est devenue une priorité essentielle, il y a eu une augmentation fulgurante du nombre de laboratoires pour l’analyse d’échantillons biologiques.


Laboratoire pharmacologique, aux environs de l’année 1900.


Laboratoire d’analyse d’organes isolés, vers 1950, Bayer Allemagne.

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Aujourd’hui

Au milieu du siècle dernier, la pratique médicale dans les laboratoires était encore loin de ce qu’elle est aujourd’hui. Dans les années 1960, grâce à une technologie innovante, les laboratoires biochimiques ont pu s’établir et ainsi, poser les bases pour toute une série de tests spécifiques dans les domaines de la chimie, de la toxicologie, de la microbiologie et de l’immunologie.
Grâce au développement d’appareils très modernes, comme par ex. le séquenceur, le spectromètre de masse et surtout aussi les systèmes d’analyse informatiques/en ligne, les méthodes de chimie moléculaire et de biologie moléculaire ont connu une évolution et une généralisation rapides vers la fin du 20ème siècle. C’est ainsi qu’aujourd’hui, grâce à la découverte d’hormones, de métabolites et d’enzymes, il existe des tests permettant de mesurer avec fiabilité et d’observer les mécanismes pathologiques sans la moindre intervention chirurgicale.
Dans les régions (occidentales) riches de la planète, environ 1000 paramètres peuvent actuellement être analysés de façon routinière, permettant de cerner avec fiabilité un vaste spectre de maladies. La grande majorité des analyses de laboratoire se résument néanmoins à une centaine de paramètres.
Avec le décryptage du génome, la biologie moléculaire et la cytogénétique ont gagné de l’importance dans le diagnostic et le traitement des tumeurs, dans la détection de facteurs de risque congénitaux et dans le dépistage préventif de maladies héréditaires graves.

La médecine de laboratoire se subdivise aujourd’hui en six spécialités:

  • Chimie clinique
  • Hématologie
  • Immunologie
  • Microbiologie
  • Génétique moléculaire
  • Pathologie

Pour ces spécialités, des centaines de méthodes analytiques et diagnostiques différentes sont disponibles. La progression de l’automatisation, l’utilisation conséquente de l’informatique pour le traitement électronique des données et les mesures perfectionnées visant à assurer la qualité sont aujourd’hui une réalité dans le monde occidental. Elles se répandent néanmoins aussi de plus en plus dans des pays moins prospères, un immense bénéfice pouvant être obtenu avec un investissement relativement faible.


Appareil d’analyse totalement automatisé, comme il en existe aujourd’hui dans de nombreux grands laboratoires.


Des couleurs et des codes-barres sont apposés sur tous les échantillons afin d’éviter toute confusion.

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Demain

La médecine de laboratoire gagnera en influence à l’avenir, d’une part en raison des ressources financières limitées, d’autre part en raison de l’évolution de la structure de la population, mais aussi en raison des nouvelles méthodes moléculaires et des nouvelles connaissances en génomique et en protéomique …

  • … dépister à temps des maladies, avant même que des mesures et traitements coûteux ne soient nécessaires.
  • … éviter des mesures inutiles aux patients.
  • … définir encore mieux les personnes à risque grâce à des approches multiparamétriques.

Enfin, une surveillance ciblée aboutira à une utilisation plus efficiente des médicaments onéreux, permettant d’obtenir une action cible plus précise des médicaments et une diminution des effets indésirables. A l’avenir, la médecine de laboratoire sera non seulement largement influencée par l’analytique à proprement parler, mais également par l’information conséquente du médecin traitant et du patient. C’est en faisant passer la médecine de laboratoire d’un outil simple et autonome à une interface intégrée qu’il sera possible de trouver la voie de la guérison.

A l’avenir, il s’agira d’homogénéiser l’assurance qualité et de viser une adaptation aux normes internationales. Cette synchronisation adéquate, ancrée dans la loi, doit s’appliquer à toutes les sphères de l’industrie Industrie (GLP, GMP, CE), des autorités (OFSP, Swissmédic, cantons), des laboratoires de cabinet médical (CMPR, FMH), des grands laboratoires (FAMH), des laboratoires de recherche et des laboratoires spécialisés.
Cette harmonisation se traduira par une réduction considérable des dépenses, dans la mesure où elle permettra par exemple de supprimer les inspections redondantes liées à des méthodes de travail différentes.


La meilleure compréhension des maladies, comme dans ce cas précis le virus du VIH, permet un traitement médicamenteux plus précis et moins agressif.


Le recours aux appareils d’analyse informatisés continuera à augmenter et la grande quantité d’informations sera de plus en plus souvent exploitée en ligne.

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Agenda

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